récital de piano
Mise à l’honneur
Récital de Piano : Conçu comme un parcours à travers les couleurs, les élans et les passions du piano, ce récital réunit plusieurs œuvres majeures du répertoire européen. Entre intimité poétique et fulgurance virtuose, il fait dialoguer les univers de Schubert, Chopin, Liszt, Granados et Ravel.
Programme :
3 & 4 avril 2026
Oeuvres jouées & commentées
Maurice Ravel – Gaspard de la nuit, « Ondine »
Inspirée du poème d’Aloysius Bertrand, cette pièce évoque la nymphe des eaux chantant pour séduire l’auditeur. Le piano y devient fluide, chatoyant, presque insaisissable. Sous son éclat raffiné affleure pourtant une tension trouble. Une œuvre d’une virtuosité redoutable, entre rêve, séduction et vertige.
Enrique Granados – Goyescas,
« Los Requiebros »
Cette page brillante s’inspire de l’univers de Goya et du Madrid populaire du XVIIIe siècle. « Los Requiebros » évoque le badinage amoureux, l’élan, l’élégance et le théâtre des sentiments. L’écriture foisonnante mêle grâce, panache et énergie dansante. Une musique à la fois raffinée, colorée et intensément vivante.
Franz Schubert – Impromptu en sol bémol majeur, op. 90 n° 3
Ce célèbre Impromptu déploie une ligne chantante d’une grande simplicité apparente. Schubert y fait entendre une poésie intérieure, intime et suspendue.
Sous la douceur du discours se révèle une profonde mélancolie. Une méditation musicale d’une pureté et d’une noblesse exceptionnelles.
Franz Liszt – Étude d’exécution transcendante S. 139 n° 8,
« Chasse-sauvage »
Avec une fougue spectaculaire, Liszt évoque ici une chasse fantastique et impétueuse. Le clavier devient espace de poursuite, d’élan et de déchaînement. La pièce impressionne par sa puissance rythmique et sa virtuosité extrême. Un grand tableau romantique, sauvage, incandescent et presque orchestral.
Franz Liszt — Liebesträum
S. 541 n° 3
Cette pièce, parmi les plus célèbres de Liszt, prend la forme d’un rêve d’amour. Son chant ample et expressif se déploie dans une atmosphère de tendre exaltation. L’écriture allie lyrisme, souplesse et intensité émotionnelle. Une page profondément chantante, entre confidence intime et élan passionné.
Frédéric Chopin – Étude op. 10
n° 12, « Révolutionnaire »
Surnommée « Révolutionnaire », cette étude est portée par une énergie dramatique saisissante.
Le tumulte de la main gauche soutient un discours tendu, héroïque et combatif. Chopin y unit exigence technique et force expressive avec une rare intensité.
Une œuvre brève, fulgurante, où la virtuosité devient cri et soulèvement.
Kennosuke Iisuka
Pianiste et professeur de l’association
Kennosuke Iizuka est un pianiste japonais installé à Paris.
Formé au Japon puis en France, il a notamment été major de promotion à l’Université des Arts de Tokyo avant de poursuivre ses études au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, où il a achevé les cursus de licence et de master.
Son parcours est marqué par plusieurs prix et distinctions, ainsi que par une activité de concertiste et de pédagogue.
En savoir + lien
